COGITO II
   
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Citations :

Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.

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Vivre, c'est avoir la conscience d'être.

 


La vocation est un torrent qu'on ne peut refouler, ni barrer, ni contraindre.

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 Vagabonder à la surface des océans est souvent source de sérénité et, parfois, permet de tutoyer ses rêves. S'y immerger, c'est s'ouvrir à son observation et à sa compréhension.

 


 

Ne soyez pas comme ces gens qui, invités à parler de l'océan, n'évoquent que le mal de mer.

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Le premier des bons ménages est celui qu'on fait avec sa conscience.

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Port : Endroit où les bateaux sont à l'abri des tempêtes et exposés à la furie des douanes.

 

 

 

La mer est sans routes, la mer est sans explications.

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 La volonté trouve, la liberté choisit. Trouver et choisir, c'est penser.

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Le monde n'a jamais été un océan de paix.

*

Nous réalisons que ce que nous accomplissons, ce n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n'existait pas, elle manquerait.

  ... ::: Cogito II - Global Earth ADventurers ::: ...

 
 EPILOGUE  
 

       

  Depuis le début ce site est un résumé  de nos expériences et pensées communes vécues par un capitaine et son second ; Dans note cas, père et fils. La gestion du site web est une tache qui nous a pris beaucoup de temps à tous les deux, elle n’a cependant jamais été une corvée, car écrire et partager son vécu est la meilleure façon de mieux se connaître soi-même.  

Taches à réaliser entre autre :

ü  Construction.

ü  Gestion du site.

ü  Rédaction de celui-ci.

ü  Notes précises des dates et événements  sur le livre de bord de Cogito.

ü  Retouche photo, amélioration graphique de l’ensemble.

ü  Sans oublier l’attention permanente à capturer le moindre événement !

ü  Mises à jour en ligne.

  Le thème choisit est à l’évidence un hommage à notre maison à tous, notre vaisseau solitaire au beau milieu de l’espace, c'est-à-dire  notre plus précieux joyaux ici bas : la TERRE. Hommage largement mérité car elle est magnifique et nous a souvent offert, lors de ce voyage, des spectacles remarquables bien au-delà de notre imagination. Le mot d’ordre de cette traversée était : respecte la mer et elle te respectera !  Et hormis  un malheureux écart dans l’atlantique, nous n’avons pas failli à cette règle, ni déchets, ni mégots, ni autres matières plastiques n’ont étés jetés par-dessus bord.  Bien d’autres ne peuvent pas en dire autant malheureusement…

  Car c’est bien pour découvrir notre planète et mieux la connaître que je suis parti naviguer sur les vagues infinies de l’atlantique, parfois langoureuses et accueillantes, parfois hostiles et inquiétantes, pour enfin trouver, au fil des nombreuses heures de quarts et de navigations, d’étapes sur les îles, matière à réfléchir. Devenir plus humble et échapper enfin à l’éternel manichéisme social européen, qui consiste à tout juger en bien ou en mal. La nature ne s’embarrasse pas de tels jugements, la seule loi qui y règne c’est : débrouille-toi, sinon les poissons  eux, sauront bien quoi faire de toi !! lol  C’est pour cette raison qu’en mer l’impression d’être en sécurité ne doit pas céder la place à la certitude de l’être ! Car une vigilance permanente est requise. Et c’est finalement le seul et unique point négatif de la navigation car la fatigue n’est pas autorisée : quand la mer se fâche ou que le vent se monte, ou bien encore dans une zone de fort trafic, le rythme cardiaque passe alors de l’état de repos complet, à l’état d’alerte générale en quelques secondes, et ceci deux à trois fois par jour au minimum ! Dur, dur quand on dort que quatre à cinq heures par nuit ! Hé oui, nous sommes  loin de la croisière touristique, sans compter qu’au mouillage la vigilance reste encore de mise, car en huit heures tout peut changer.

CHARGEMENT ANIMATION

  Il est  impossible de vivre une aventure sans s’y investir pleinement, et je pense notamment aux réparations en pleine mer, dans la houle, sous voile, ou lorsque le capitaine est monté dans le mat à la gîte au milieu de l’atlantique alors que la nuit tombait, ou de dormir dans une couchette inclinée entre 10 et 20 degrés  en permanence, ou encore marcher sur le pont glissant en pleine nuit sans rien y voir pour démêler une drisse, et enfin passer de longues heures seul en veille, dans l’obscurité où l’on entends plus que le bruit de l’étrave écarter l’eau dont on ne distingue même plus les vagues, l’ouïe devient alors le seul capteur fiable qu’il nous reste !

  Étonnamment ce sont les moments que je préfère car lorsque  ça « bastonne », quand ça « cogne », que la situation se fait urgente le taux d’adrénaline grimpe en flèche, on se sent animé par une force invisible. On se sait néanmoins fragile face aux éléments, même le bateau, si costaud d’habitude semble souffrir. Comme le dit un proverbe corse : le marin est alors entre deux mondes celui des morts et celui des vivants … ! L’action est là, omniprésente, rien à faire pour l’éviter, plus rien ne compte alors,  il faut y aller et tout s’enchaîne comme dans un film on semble parfois même survoler la scène tellement l’esprit et actif et attentif, la vie nous anime pour trouver des solutions. La panique et inacceptable, elle condamnerait sans doute l’équipage et le bateau… Au final, c’est quand la situation se calme que l’on se prouve à soit même que le mental domine avant tout !

  Si je parle de mental c’est que je suis depuis longtemps à bonne école. Mon père est l’exemple parfait du marin qui n’est pas prêt à se laisser impressionner par une situation brûlante. Dynamique et déterminé, même blessé, il pense et œuvre pour l’équipage et pour le bateau avant tout, puisque c’est notre cellule de survie quand les éléments se fâchent.  L’inaction pourrait accabler cet homme, mais certainement pas les défis. Si je l’appelle Capitaine même en privé, c’est avant tout parce qu’il en a toutes les qualités. Peu importe l’état de la situation, il agira car il le faut.  Pas de discours ni de questions inutiles, juste des réactions indispensables. Il est bien évident que sans lui et sa détermination exemplaire pour ce projet, son savoir en navigation et son courage face à l’ampleur de la tache à accomplir  rien n’aurait été possible. Dans  tout les cas je suis fier de toi Papa, et heureux d’avoir participé à la réalisation de ton rêve ainsi que du mien. Ne change jamais car tu es quelqu’un de bien, souvent même bien plus tolérant à l’égard  des autres que ton propre fils !

  Ce projet a débuté bien avant 2006 car le début réel de l’aventure commence en 2001 avec l’achat de ce bateau exceptionnel. Et le mot et faible, car bien des commentaires admiratifs ont été émis par les nombreuses personnes qui l’ont vu. Mais la chose la plus incroyable c’est qu’à force de vivre dessus nous finissons nécessairement par lui découvrir une âme ! Celle que l’on veut bien lui accorder, car en navigation Cogito devient une entité à part entière, à qui l’on parle, que l’on protège, pour qu’il nous protège en retour ! Et si chaque Marin parle de son bateau avec respect et amour, c’est sans aucun doute pour cette raison. Car lorsqu’on est seul en mer, et que l’on ne croit pas en Dieu, alors la cohérence de tels sentiments devient évidente face à la puissance et l’immensité des éléments qui nous entourent.

  Une joyeuse bande de globetrotteurs espagnols, qui avait baroudé dans le monde entier, nous ont dit lors d’un apéro d’escale, à propos du voyage en général, et en toute autonomie : que l’on en connait le début, mais que l’on n’en connaît pas la fin. En clair, que c’est une drogue dont on ne peut plus se passer, une fois la première étape franchie ! Car on est enfin Libéré  des contraintes sociales, de la pensée unique qui pousse les peuples à ne plus penser qu’en statistiques ou en valeurs financières, et, en effet  je rentre en France et malgré l’approche des grandes vacances je n’entends parler que d’argent et de manque de temps !  Avons-nous réellement perdu la notion d’apprécier de prendre notre temps !?

  Dans les îles le rythme de vie est singulièrement différent ! Mais on les comprend parce qu’ils ne vivent que des printemps et des étés. Durant ces périodes chez nous, en France, on pense à tout sauf au travail ! Une chose m’a particulièrement marqué à mon retour, parce que durant le  feu d’artifice du 14 juillet en France il faisait moins chaud, que lors du feu d’artifice du jour de l’an à Las Palmas.

  Paradoxalement j’ai pris tout mon temps pour « vivre » lors de cette année sabbatique, et malgré cela, le temps n’a jamais filé aussi vite ! Si j’avais un seul conseil à donner pour les personnes susceptibles de réaliser un tel voyage, ce serait sans doute que ce rêve et accessible à une grande majorité de personnes. Chaque année 500 voiliers traversent l’atlantique par leurs propres moyens, néanmoins seul deux qualités sont essentielles, volonté et détermination.

 

 

 


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